Lorsque vous achetez dans le neuf, vous bénéficiez d’une qualité de matériaux et de normes pointues. Les exigences portant sur les nouvelles constructions peuvent dans un premier temps en augmenter un peu le coût mais l’objectif est aussi à terme de permettre de réaliser de réelles économies en s’orientant vers l’écologie et le confort au quotidien. Voici comment mieux comprendre ce que cachent ces normes et labels dont vous entendez si souvent parler.

La norme BBC : Bâtiment Basse Consommation

Ce label renvoie à un ensemble de mesures applicables aux constructions neuves afin de limiter les consommations d’énergie par différents biais. Devenue obligatoire depuis la mise en place de la RT 2012, la norme BBC fixe le seuil de consommation énergétique maximum à 50kWh/m2, un seuil qui peut être revu en fonction de la localisation du bien.

Pour réduire les consommations d’énergie, les moyens doivent porter autant sur l’isolation, la ventilation, l’exposition, l’éclairage, l’eau chaude, le chauffage. Chaque détail a son importance. On ne le sait pas nécessairement mais l’installation électrique par exemple est un point d’attention dans le cas de nouvelles constructions. Hormis l’énergie consommée, elle peut poser des problèmes d’étanchéité à l’air via les gaines électriques. 

La RT 2012 : Réglementation thermique 2012

Dans le prolongement de la norme BBC, vous avez sans doute entendu parler de la RT 2012, la réglementation thermique 2012. Celle-ci est devenue désormais obligatoire et applicable à toutes les constructions neuves depuis le 1er janvier 2013.

La première exigence est celle de l’efficacité énergétique de la construction de manière à ce que les besoins en énergie soient limités et conformes au coefficient Bbiomax, besoins bioclimatiques du bâti. Les besoins en énergie pour ce qui est du chauffage, du refroidissement et de l’éclairage doivent donc être limités au maximum. Tous les détails sur ce coefficient sont disponibles ici 

http://www.actergie.fr/coefficient-bbio-facteur-explication-decriptif/

Le coefficient Cepmax qui porte sur les différentes consommations d’énergie primaires et ne doit pas dépasser 50 kWh/(m2 par an), conditionne quant à lui l’installation des équipements énergétiques les plus performants et les moins émetteurs de CO2. Des capteurs solaires peuvent être utilisés pour produire de l’eau chaude ou encore des poêles ou chaudières à bois par exemple.

La RT 2012 garantit aussi un bon niveau de confort en été sans avoir recours à un système de climatisation. Vous pouvez avoir tous les détails sur cette réglementation sur le site du ministère www.rt-batiment.fr/batiments-neufs/reglementation-thermique-2012/presentation.html


Et bientôt : la RT 2020

La prochaine réflexion portera sur des constructions à énergie positive, c’est à dire sur des bâtiments qui produiront plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Concrètement, cela pourra se traduire par l’optimisation des énergies renouvelables, déjà ébauchée dans le cadre de la RT 2012. Mais cela concerne aussi les comportements des usagers orientés vers la limitation des consommations énergétiques des appareils ménagers par exemple ou la récupération des eaux pluviales. 

Le collectif EFFINERGIE a déjà présenté le label Bepos-effinergie 2013 en préparation de la réglementation à venir sur les Bâtiments à énergie positive. Ce label est accordé aux nouvelles constructions présentant un effort significatif et s’approchant de la génération d’énergie positive. Ce qui implique le respect des exigences du label effinergie +, une évaluation rigoureuse de l’énergie grise et du potentiel d’écomobilité. S’ajoute à cela un calcul précis sur l’énergie primaire non renouvelable qui est dépensée. Le résultat du calcul doit être le plus proche possible de zéro.

Si vous voulez en savoir plus sur la nature des optimisations demandées aux nouvelles constructions, voici le lien vers le calcul proposé par le collectif :

http://www.effinergie.org/web/index.php/les-labels-effinergie/bepos-effinergie