Né en janvier 2016, le projet de la Métropole du Grand Paris a fait l’objet de scepticisme et de nombreuses polémiques. Il faut dire que les enjeux sont importants à tous les niveaux et bouleversent la vision de la ville sur le plan du réseau de transports comme sur celui de l’habitat. Au coeur de ce projet, le plus grand concours d’architecture d’Europe, Inventons la Métropole du Grand Paris.

Inventons la Métropole : vers la modernité et l’innovation

Le concours a été lancé le 10 octobre 2016 au Pavillon Baltard de Nogent sur Marne. 57 sites ont été sélectionnés sur les 75 proposés par les communes, 164 finalistes pour ce concours, 220 hectares de construction, 6,4 milliards d’euros d’investissement soit en moyenne 2500 euros/m2. C’est aussi plus de 326 start-up, associations et PME innovantes sollicités pour ce projet et des intervenants de tous secteurs, professionnels de l’aménagement et de l’immobilier.

Le principal objectif est de “privilégier l’innovation, qu’elle soit économique, technique, environnementale, sociale, citoyenne, en matière d’usages, de modes de vie, ou encore d’intégration et de diffusion des technologies numériques”. Si les équipes sont libres, elles sont malgré tout soumises à un cahier des charges assez strict et tenues de délivrer des projets avec une vision large et novatrice sur la ville et les constructions de demain.


Une nouvelle vision de l'environnement et de la communauté de vie

Beaucoup de candidats ont traité la question environnementale en repensant la ville avec une approche bioclimatique, les innovations préparant ainsi la ville au changement climatique. 40% des projets prévoient un chantier fondé sur l’économie circulaire (réemploi des matériaux de démolition) et un quart se tournent vers la construction en bois. La moitié insistent sur la réversibilité des bâtiments, c’est à dire la possibilité de rendre polyvalente à l’usage une construction. Celle-ci pourrait donc être étudiée au préalable pour permettre d’accueillir des bureaux comme des lieux d’habitation par exemple, selon le besoin du moment.

Au-delà des matériaux, la communauté de vie est aussi pensée pour favoriser le lien social et repenser le “vivre ensemble”. Ceci par le biais de services mutualisés par exemple comme la conciergerie partagée ou le co-making, qui envisage l’utilisation de certaines machines par la plusieurs (robots domestiques, imprimantes 3D…) mais aussi l’agriculture partagée. La part belle est également faite à l’habitat participatif qui permet à des personnes morales comme les associations de s’associer à des particuliers pour faire évoluer les projets de vie.

En harmonie avec le Grand Paris Express les quartiers des gare ouvriront des centralités nouvelles. Sur certains sites on note des solutions innovantes, comme la livraison par drone, la station-service proposant des carburants propres, un réseau de minibus à la demande dont le trajet est calculé par un algorithme…

Les avancées du projet bientôt visibles

La prochaine étape du concours se déroulera fin septembre 2017, période durant laquelle seront dévoilés les lauréats qui devront se mettre au travail. Dans la foulée, sera mis en place un nouveau processus qui permettra aux sites et aux équipes qui n’ont pas été retenus lors de cette première édition d’aller au bout de leur projet.

Vous pourrez avoir tous les détails sur le cahier des charges du projet et sur les avancées du concours Inventons la métropole du Grand Paris sur le site dédié :